23.12.2008
Le PRG est-il monogame ?
Dans une interview au JDD, le Président du PRG, Jean-Michel Baylet, a confirmé son souhait d’avoir un entretien avec François Bayrou, afin de parler de la préparation des européennes.
Ceci d’ailleurs ne s’opposant pas à un contact, lui aussi prévu, avec la nouvelle direction du PS.
Pour leur part les sénateurs radicaux ont envisagé un rapprochement avec leurs collègues du Modem. Mme Gourault, sénateur de Loir-et-Cher de ce parti, que j’ai le plaisir et l’honneur de connaître (elle est la « numéro 2 » de notre communauté d’agglomération, dont le Président est socialiste, et cela se passe très bien…) a estimé qu’il s’agissait d’une bonne initiative.
Contrairement à ce qui s’est passé à l’occasion de notre vote lors de la révision constitutionnelle, ces prises de position n’ont pas déclenché un scandale énorme à gauche, et – sauf peut-être chez certains radicaux - personne n’a jugé bon de faire à Jean-Michel un procès en haute trahison.
Le contexte politique dans lequel ces approches ont été faites doit être pris en compte :
- une nouvelle direction au PS, orientée vers la "gauche » de ce parti ;
- des européennes dans lesquelles on ne peut savoir quelle sera la position du PS, tant sur le fond que sur la question du rapport avec ses alliés.
Le PRG souhaite être présent dans ces élections européennes, et ayons l’honnêteté de dire qu’il n’a pas les moyens de faire campagne seul (et si c’était possible, serait-ce judicieux ?).
Le fait qu’il envisage de s’allier avec une formation qui, au moins sur l’Europe, a des vues similaires aux siennes n’a rien d’extraordinaire.
Et puisqu’il faut appeler un chat un chat, le PS nous laissera t’il des places sérieusement éligibles ?
Quant au Sénat, laissons nos amis sénateurs approcher qui ils souhaitent avec la prudence qui caractérise les membres de cette digne assemblée. Nous avons certes vocation à rassembler en premier lieu les « républicains laïcs », mais de là à se contenter d’être un havre de repos pour les anciens du Mitterrandisme en rupture avec le PS, et rien d’autre… Non nous pouvons être plus ambitieux.
A mes heures perdues, je lis l’histoire de notre parti, il a toujours pratiqué des alliances diversifiées, en fonction des circonstances, la monogamie n’a jamais été pour lui un dogme.
Certes, nombre de nos élus le sont parce que le Parti socialiste les a « admis » sur telle ou telle liste (d’ailleurs moi-même…). Le plus regrettable n’est pas cet état de fait, mais d’abord qu’ils ne puissent envisager de ne plus être élus, et ensuite qu’ils ne réfléchissent pas à ce qui ce qui leur adviendrait si c’était le PS qui pratiquait l’alliance avec le Modem….
21:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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