31.01.2009

photos

Essais techniques, une ou deux photos pour vous faire patienter....

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28.01.2009

CHRISTIANE TAUBIRA SUR LE SITE EUROPE ECOLOGIE

TERRE.jpg"Pieds nus, mains déliées, au pas cadencé"

 par Christiane Taubira

 C’est le fleuron de la belle aventure européenne qui nous l’enseigne : la Terre est finie. Galilée nous avait déjà instruits de sa rondeur, quoi qu’il lui en ait coûté de bougonner dans sa barbe que « pourtant elle tourne ». L’expédition qui fut fatale à Magellan avait révélé un siècle plus tôt qu’elle était sphérique, mais l’Eglise veillait déjà sur les vérités bonnes à dire. Les poètes nous ont initiés à sa couleur, bleue comme une orange...

Par les mythologues nous savons que Gaïa est vivante, qu’elle ressent les blessures et peut tonner d’un courroux exterminateur. Les scientifiques ont percé bien des mystères, de la dérive des continents à la fonte des neiges, même si El Niño, un tsunami ou un « très vieux volcan que l’on croyait éteint » les prend encore au dépourvu. La mer de Barentz a considérablement rétréci, les glaciers s’amenuisent, les neiges éternelles ne sont plus que languettes léchant sans se désaltérer les flancs du Kilimandjaro. Cela se voit à l’œil nu, à certains endroits elle est bien sale. Ce n’est pas une illusion d’optique, puisque je vous le disais, les satellites d’observation de la Terre nous informent qu’elle a des contours, la Terre, que les eaux s’abîment, les terres se craquèlent, et les bassins versants, en recouvrant les frontières, rappellent que la géographie est plus vieille que l’histoire. L’homme est venu après la Terre. Lui doit-il pour autant dévotion ? L’Homme reste plus précieux que la terre. Mais cet humanisme, nous le savons, a une faille intrinsèque, un péché originel : en constituant l’homme en ‘règne souverain’, il l’a séparé des autres êtres vivants et de la nature, a corrompu ses solidarités de survie et ouvert la voie à un individualisme forcené ; il a établi des hiérarchies perverses, entre l’homme et l’environnement, entre l’homme et la femme, entre l’homme et l’autre corvéable, entre l’homme abstrait aux privilèges concrets et les hommes, même ressemblants, même voisins, même prochains, même frères, asservis aux droits du plus puissant. Il a couvert des manœuvres permettant à une minuscule élite financière de tirer créance sur le bien commun, de disposer envers et contre tous du patrimoine de l’humanité, le broyer jusqu’au dernier jus, l’éreinter. God is not the answer, le fondamentalisme écologique non plus. Celui-ci a d’ailleurs péri corps et biens à la cadence où progressait la connaissance de cette finitude produite par les engins spatiaux qui, en éclaireurs paradoxaux, encombrent la stratosphère de leurs débris. Le péril qu’infligent à la planète les abus humains n’est plus une fantaisie surgie de l’esprit enfiévré de sympathiques énergumènes. C’est un fait, que seule récuse l’arrière-garde des savants. Le temps n’est plus seulement à la revendication d’un plan de sauvetage des animaux avant la mise en eau d’un barrage hydroélectrique qui va inonder des millions d’hectares de forêt primaire humide. Il n’est plus à la seule dénonciation de la pèche industrielle à la baleine ou du malmenage de la morue. Il n’est guère plus à l’admiration repue du parcours titanesque des tortues luth pour pondre et des saumons pour convoler. Le surplomb de la protection n’est pas plus fécond que le face à face de la prédation. L’Europe qui, de ses fondations à son organisation, en passant par ses vagabondages coloniaux dévastateurs, ses conflagrations intestines impitoyables et ses guerres meurtrières de voisinage, mêlant envolées sublimes et procédés sanglants ; l’Europe qui s’est laborieusement redessinée elle-même, faisant de la géographie une alliée de la politique ; l’Europe qui s’est dotée de règles généreuses qu’elle prend la peine d’appliquer, en sanctionnant les transgressions ; l’Europe qui doute et donc se ravive, cette Europe-là semble en pole position pour inclure dans ses nouvelles utopies une vision de l’homme doué de conscience, de mémoire, d’intuition et de raison, arrimé à son milieu dans un rapport qui ne soit ni de chimérique harmonie ni de stérile servitude. Qui peut, sur cette vision, construire un discours politique plus subtil pour l’homme chez lui sur terre ? Qui, sinon ces pionniers du pressentiment écologique, vite, avant qu’ils ne sombrent dans une mélancolie bréhaigne de vétérans desséchés.
 

Entendre ce que déclarent les autres cultures, comprendre ce que divulguent les autres pratiques, partager les savoirs, échanger les expériences, relier et lier les destins. Telle doit être la nouvelle injonction du monde au monde.

Christiane TAUBIRA
Députée de Guyane

 

(1)’Très vieux volcan que l’on croyait éteint’ : Jacques Brel, Ne me quitte pas
(2) ‘Règne souverain de l’homme sur la nature’ : Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale II
(3) ‘God is not the answer’: titre de Marvin Gaye

Voir aussi le site

24.01.2009

Le PRG et la réforme des collectivités

Le comité animé par M. Balladur, chargé de cogiter sur la réforme des collectivités locales, a auditionné Jean-Michel Baylet, ainsi que Paul Giaccobi.

En cliquant sur le lien

http://comitecl.forseti.netzed.com/les_travaux/?mode=audi...

vous pourrez voir (et surtout écouter) toute cette audition; (soyez patient il faut que la vidéo démarre).

Pour celles et ceux qui cherchent à mieux connaître les collectivités, c'est une bonne formation .... D'autant plus que les positions des radicaux, même si elles peuvent apparaître assez "conservatrices" (le PRG pensant que le pays a d'autres priorités que de réformer un édifice à peine consolidé) remettent souvent en question de façon pertinente les banalités souvent proférées sur ce sujet (sur le mode d'élections des EPCI - communautés de communes, d'agglomérations, ou communautés urbaines, ou  sur les cantons et départements par exemple).

L'expérience de JM Baylet, les propos toujours un peu décalés de Paul Giacobbi, les échanges (courtois) avec Balladur et Mauroy... un bon moment politique !  

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18.01.2009

Paul Auster, Obama, les USA et la France

Libération d'hier publiait trois  interviews d'écrivains américains, dont celles de deux de mes "favoris", Auster et Ford. Voici ce que dit Paul Auster d'Obama.
AUSTER.jpgOù serez-vous le 20 janvier, jour de l’investiture du quarante-quatrième président des Etats-Unis, Barack Obama ?

A Paris mais devant CNN. Si les Français sont impatients, vous pouvez imaginer dans quel état sont les Américains. Hier, j’ai participé à une émission littéraire télévisuelle et le scepticisme des autres invités, des intellectuels français, m’a enragé. J’ai senti ma colère monter lorsqu’ils ont prétendu, vieux débat moisi, qu’Obama n’était pas «noir». Je crois qu’en France, on a dû mal à saisir le passé très récent des Etats-Unis : l’ensemble des lois ségrégationnistes n’a été aboli qu’en 1964, et une seule goutte de sang noir suffisait à ce qu’elles règnent sur votre destinée. Mon enthousiasme à l’égard du nouveau président des Etats-Unis est total. Je suis prêt à parier qu’Obama respectera toutes les promesses qui sont en son pouvoir. Dans deux ans, il n’y aura plus aucun Américain en Irak et sans doute même avant. Le pays est brisé, l’économie s’effondre, chacun éprouve la récession dans sa vie quotidienne même s’il n’en est pas directement victime. Il suffit de se promener pour voir tous les jours de nouveaux panneaux de fermeture définitive devant des boutiques, restaurants, et petites entreprises. Même à Brooklyn, grand comme Paris et qui comporte des quartiers très divers, on voit des affichettes devant des maisons saisies, à vendre en urgence. Je ne pense pasqu’Obama soit un homme providentiel, mais c’est la personne qu’il nous faut pour éviter de sombrer dans une entropie et un pessimisme total.

Quand avez-vous entendu parler de Barack Obama pour la première fois ?

Comme beaucoup d’Américains, le 27 juillet 2004, lors du discours extraordinaire qu’il a prononcé en tant que candidat pour être sénateur dans l’Illinois : «Il n’y a pas une Amérique libérale et une Amérique conservatrice, il n’y a que les Etats-Unis d’Amérique. Il n’y a pas une Amérique noire, une Amérique blanche, une Amérique latino et une Amérique asiatique, il n’y a que les Etats-Unis d’Amérique», a-t-il proclamé. Personne ne savait qui était Obama. Son discours m’a bouleversé, car depuis une quarantaine d’années, les Etats-Unis vivent une guerre civile idéologique aux effets très réels. Et aussi parce qu’il était articulé. On avait perdu l’habitude qu’un homme politique pense et s’exprime autrement que par slogan. On avait perdu l’habitude qu’un homme politique soit un sujet, et non un artefact construit par des publicitaires selon le résultat de sondages. Je ne peux pas cacher que je suis très content que le président des Etats-Unis soit non seulement un écrivain, mais un bon écrivain. Comme tout le monde, j’ai acheté son autobiographie qu’il a écrite quand il avait 33 ans. Beaucoup d’hommes politiques se font écrire des livres, ce qui n’est pas son cas, il était trop jeune et complètement inconnu. On y voit qu’Obama est un homme de partout et qu’il lui a fallu du temps pour rassembler tous les éléments qui le constituent. C’est très intéressant qu’il devienne président d’une nation qui au fil des années n’a cessé de se refermer.

De quelle manière ?

Même si les informations sur le monde entier sont presque disponibles en temps réel, il y a de moins en moins de curiosité pour les autres cultures. C’est évidemment si on prend l’exemple du cinéma populaire. Aujourd’hui, non seulement la majorité des films américains projetés sur les écrans de toute la planète se déroule aux Etats-Unis, mais on diffuse moins de films étrangers qu’avant. Seulement 3 % de la littérature éditée est étrangère. En France, elle constitue 40 % des publications. Avec l’Amant, Marguerite Duras est le dernier auteur de best-seller aux Etats-Unis. Ça date ! Etudiant dans les années 60, je pouvais trouver sans problème des livres de Maurice Merleau-Ponty en français, dans quelques grandes librairies de New York. Je ne suis pas sûr que ce soit possible aujourd’hui. Je suis très touché de la fermeture définitive de la seule librairie française de New York, sur la Cinquième Avenue.

16.01.2009

Gaza, communiqué du PRG 41

logo_prg.jpgCommuniqué de la fédération départementale de Loir et cher du PARTI RADICAL DE GAUCHE
 
La fédération de Loir-et-cher du parti radical de gauche s'inquiète de la gravité des combats dans la bande de Gaza, et souhaite ardemment la fin des hostilités, et qu'une issue diplomatique soit rapidement trouvée à cette crise.
 
Le Parti radical de gauche ne saurait toutefois s'associer à des manifestations rejetant la responsabilité de cette situation dramatique sur le seul état d'Israël, la rupture de la trêve ayant été le fait du Hamas.
De plus, il s'indigne des actes odieux qui ont été commis dans certaines manifestations, cris antisémites, drapeaux israéliens brûlés,   et appelle les organisations de la gauche démocratique et laïque à ne pas cautionner par leur présence de tels actes rappelant les heures les plus noires de notre histoire.

12.01.2009

L'interview de Plus FM

get_vignette_v2.jpgRetrouvez, sur le site de Plus FM

http://www.plusfm.com/podcast.html

l'interview réalisée par Pascal Gaultier, avec Laurianne Delaporte (PCF), François Thiollet (Les verts) et votre radical serviteur.

09.01.2009

Le PRG à la radio ...

plus-fm.jpgLundi 12 janvier à 8 heures, les blésois et "agglopolyssois" (et de façon plus générale tous les habitants du Loir et Cher) pourront écouter à huit heures leur radio "Plus FM": Au journal du matin sont invités les conseillers municipaux PRG, MRC et aussi verts.

Le site de Plus FM:

http://www.plusfm.com/

A ne pas oublier !!!

 

 

02.01.2009

2008 2009, Le guerre de Gaza

Première note de 2009…

Qui se doit bien entendu de commencer par les vœux que j’adresse à tous mes amis et lecteurs : Bonne année… et que la vie continue, elle y est si belle.

 

israel.jpg2008 (son élection d’Obama, sa crise économique…) s’est plutôt mal terminée, avec ce qu’il faudra bien appeler le début de la guerre de Gaza.

Quelques mots à ce propos : A Blois comme ailleurs sans doute, s’est tenu récemment un manifestation rassemblant l’habituelle mouvance LCR (NPA désormais à ce que j’ai vu) -  ATTAC  et compagnie, à laquelle s’était joints le PCF, et les « jeunes centristes » ( !).

Comme de bien entendu, l’appel à manifester, comme les slogans de la manif dénonçaient Israël comme le seul responsable de la situation (depuis 60 ans d’ailleurs le précise avec élégance l’appel à manifester… il est vrai qu’avant 48 le problème se posait différemment), et soutenait le peuple palestinien dont le Hamas est censé représenter la volonté…

 

Il ne vient donc pas à l’esprit de ces braves gens qu’Israël a été attaqué par des tirs de roquettes, a enjoint plusieurs fois le Hamas d’y mettre fin, avant de riposter…

Désolé pour nos bien-pensants, mais Israël a quand même le droit de se défendre.

 

Il ne semblent pas savoir non plus que le Hamas représente « la volonté des palestiniens »…surtout depuis qu’il a physiquement nettoyé toute opposition ou diversité politique (Le Fatah) à Gaza. Pensent-ils un seul instant qu’ils ne survivraient pas longtemps dans un tel régime ?

J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes et bien écouté notre président à la télé… A bientôt !

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