03.04.2009
Un week-end à La Rochelle

Le week-end dernier, les radicaux de gauche se sont retrouvés à La Rochelle, avec trois objectifs :
- Honorer la mémoire de Michel Crépeau, en compagnie du maire de cette magnifique cité ;
- Définir leur programme, qui avait fait l’objet d’un important travail d’élaboration ;
- Et enfin définir leur stratégie pour les élections européennes. Ce ne fut pas une mince affaire, et le temps alloué au programme fut considérablement réduit, à tel point qu’affamés et épuisés les délégués faillirent oublier de le voter…
J’étais de ceux qui souhaitaient qu’après avoir constaté que les valoisiens se sentaient bien à l’UMP, que le président du modem ne se sentait bien que tout seul et que les socialistes se sentaient mieux sans nous, nous présentions des listes PRG, se référant à notre vision de l’Europe et à Christiane Taubira, dans les sept circonscriptions électorales de métropole qu’un accord PS UMP visant à éliminer les petits partis du parlement européen a imposé, avec – petite vengeance- l’effet collatéral de semer la confusion et les rancoeurs dans ces partis au moment de constituer leurs listes.
Mais, et je n’en ai as été surpris, la plupart des radicaux n’en étaient point convaincus, c’est le moins que ‘on puisse dire. En arrivant vite à la conclusion qu’il n’y aurait pas sept listes, je proposai à la tribune, (et le Président Baylet reprit cette proposition avec bien plus de talent que moi !), que les « grandes régions » volontaires fassent des listes, avec pour cela le soutien politique et financier de tout le parti.
A ce jour, il ne semble pas que cela se bouscule, d’autant plus que l’on pu assister à quelques revirements spectaculaires …
Faut-il être déçu ? La déception présuppose d’avoir eu des illusions, ce qui n’est pas vraiment mon cas, et de plus je crois qu’il faut relativiser le problème.
Dans la crise que nous vivons, l’élection de ce parlement inefficace et sans grand pouvoir ne préoccupera guère les européens (y compris nos compatriotes) ; c’est sans aucun doute dommage, mais c’est comme cela. Le mode de scrutin est totalement incompréhensible pour les électeurs, et on peut s’attendre à un fort taux d’abstention…. Donc pas de regrets, et passons à la suite !
11:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





Commentaires
Salut Hervé.
Pour ma part, je ne m'y résouds pas. Ne pas présenter de candidats, c'est la meilleure façon de liquider le PRG à moyen terme. Cela fait 6 ans que je suis là, qu'on tente de négocier des places d'un côté ou de l'autre à coups de bluffs, ou qu'on essaye d'y aller seuls en désespoir de cause, avec dans la plupart des cas, des scores insatisfaisants.
Alors je ne pense pas que la stratégie d'indépendance à gauche puisse vivre si nous ne sommes pas capables de présenter des listes.
Il n'y a pas d'indépendance à gauche. Les réactions de la plupart de nos grands élus face à la question des listes PRG aux Européennes sont éclairantes.
Dans ces conditions, je ne vois pas bien à quoi sert le PRG comme parti politique. C'est un think tank et un club d'élus sympathique et éclairé, mais qui n'assume pas ses ambitions au moment de se confronter aux suffrages des citoyens.
Quant à l'efficacité du parlement Européen, je ne pense pas qu'on puisse dire ça : il légifère et débat de façon parfois plus efficace que notre parlement national à nous. Et les quelques députés absentéistes ne sont pas plus nombreux qu'au palais bourbon. Il est vrai que les débats et votes sont moins médiatisés, mais pour m'intéresser aux travaux de quelques députés européens, je peux te garantir qu'ils travaillent (pour certains d'entre eux, en tout cas).
A bientôt
Amitiés
Ecrit par : romain carayol | 04.04.2009
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