12.08.2008

L'université d'été déjà commencée ?

cocotiers.jpgL’université d’été du PRG va bientôt se tenir dans un lieu charmant (même s’il n’est pas très simple d’accès mais c’est une autre histoire !).

Son ordre du jour est sérieux, presque austère, mais rassurez-vous les radicaux sauront y mettre de la bonne humeur ! On pourrait donc s’étonner que certains annoncent à une presse complaisante leur volonté d’en découdre avec Dieu sait qui dans un combat qui n’intéresse qu’eux !

 

Le bruit court que Borloo pourrait nous rendre visite. Ce n’est qu’un bruit, mais qui semble angoisser certains de nos amis, comme si le diable en personne venait nous chatouiller les doigts de pied ! Pour ma part, si cela devait se confirmer, je serais plutôt ravi. On a vu des ministres plus incompétents et des personnes plus désagréables. Certes me direz vous, mais il est membre du gouvernement Sarkozy : cela ne m’avait pas échappé, mais loin de m’effarer, cette perspective nous permettrait de réfléchir à ce que pourrait être la recomposition du paysage politique français au 21° siècle.

 

On le sait, la constitution de la V° république (et la plupart d’entre nous n’ont connu qu’elle), et l’élection du président de la république au suffrage universel ont entraîné la bipolarisation » de la vie politique : il convient de choisir son camp, droite ou gauche, et ce souvent dès le plus jeune âge, la frontière entre les deux étant apparemment plus solide que le mur de Berlin.

 

Et si à l’occasion de tel ou tel débat, on se rend compte que le clivage est inopérant, (l’Europe par exemple) on colmate vite la brèche, de peur que les transfuges ne soient trop nombreux sans doute !

 

On m’objectera aussi les  échecs successifs des tentatives de « troisième voie », ou de « ni droite ni gauche », et ce souvent avec des arguments pertinents: il et certain qu’il ne s’agit en aucun cas de suivre la voie du Modem, qui d’ailleurs,  on le voit bien, ne mène nulle part. Mais peut-on systématiquement laisser le monopole de la réflexion, et encore plus des idées quelque peu nouvelles à d’autres que nous ? Le Parti socialiste, s’il a bien démontré sa capacité à gagner les élections régionales et municipales et à gérer les collectivités ainsi conquises au profit de la population, manque sérieusement d’imagination dès qu’il s’agit d’ouvrir des perspectives nationales; ni le combat des chefs qui va bientôt reprendre, ni les gaffes à répétition de Ségolène Royal (la dernière, sur la présence de Sarkozy en Chine, m’a bien fait sourire), ne laissent augurer un progrès en ce domaine.

Plus à gauche, les mouvements qui auraient pu être des usines à idées se contentent désormais de radoter sur le libéralisme et la globalisation… En fait le seul politique qui dit des choses un peu nouvelles et intéressantes est Daniel Cohn-Bendit… qui hélas parle de s’enchaîner avec Bové (j’ai un peu de mal à comprendre sur quoi ils peuvent se mettre d’accord en parlant de l’Europe, mais c’est leur problème !).

 

Donc je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ouvrir le débat avec Borloo… et je dis à mes amis de Lozère et d’ailleurs qui partent avant même le début de la séance qu’ils se trompent, que le film sera sans doute plus passionnant que ceux qu’ils verront là où ils vont !

 

 

 

 

 

 

26.07.2008

Après Versailles

requins.JPGEtant parti quelques temps fort loin du théâtre des opérations, je n’ai pu que suivre sur Internet le congrès de Versailles et les polémiques y afférentes. Donc tout d’abord un grand bravo à Jean-Michel Baylet et aux parlementaires radicaux pour la magistrale leçon de politique qu’ils nous ont donnée. Quand on est d’accord avec un texte, ou du moins qu’on estime qu’il représente une avancée significative, on vote pour. Le reste n’est que tactique politicarde. Ensuite une grande satisfaction: on ne peut pas dire que les médias ont boycotté le PRG ! Bravo aussi à Jack Lang (je vous rappelle que je suis blésois !), seul contre la meute. Pour quelques temps, les petits procureurs du PS nous feront des procès et la sainte inquisition socialiste traquera les hérétiques jusque dans ses rangs… Ainsi Julien Dray s’en prend à Lang (mon  pauvre Juju – comme nous t’appelions dans notre jeunes à la ligue- je crois que tu vises un peu haut : Lang et toi, vous  ne jouez vraiment pas dans la même division !)

 

Ceci est d’autant plus lamentable que les arguments utilisés sont assez nauséabonds : insinuations sur la nomination de JF Hory au conseil d’état, amalgame avec le suites de l’affaire Tapie, tout est bon pour nous salir. La palme d’or revient à Moscovici qui regrette que l’on revienne aux « années Tapie ». Je n’ai pas une folle sympathie pour Nanard, mais d’une part la résolution de l’affaire « Crédit lyonnais / Adidas » relève d’une décision de justice qui n’a rien à voir avec la révision constitutionnelle, et de l’autre les « années Tapie », ce sont celles où le PS était au pouvoir : il aurait donc du dire les années Mitterrand, le courage lui a manqué ! Dans cette campagne contre le PRG, Bayrou n’est pas le moins acharné. Il faut dire que nous lui avons volé la vedette, ce que son ego a bien du mal à accepter !

17.06.2008

Intervention de JM Baylet au Sénat: L'abstention négative

Je vous livre in extenso l'intervention de notre président au Sénat, dans le débat sur la réforme constitutionnelle.

A noter le superbe concept d'abstention négative (que je pense réutiliser si besoin est dans d'autres enceintes !) 

 

PROJET DE LOI CONSTITUTIONNELLE
DE MODERNISATION DES INSTITUTIONS  DE LA Vème REPUBLIQUE

INTERVENTION DE JEAN-MICHEL BAYLET
SENAT - LE 17 JUIN 2008

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Premier Ministre,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Mes chers collègues,

baylet_lyon2004.jpgDepuis sa promulgation le 4 octobre 1958, la Constitution de la Vème République a fait l'objet de plusieurs révisions mais rarement, et même jamais, d'une réforme profonde. Cinquante ans après, le moment est venu de redonner un nouveau souffle à nos institutions. Sans attendre, celles-ci doivent être rééquilibrées afin de mettre le droit en accord avec les faits.


En effet, l'accumulation de différents facteurs a rendu de plus en plus inapte le « parlementarisme rationalisé » inspiré, à l'époque, par la recherche de la stabilité gouvernementale.

Au fil des décennies, le principe de séparation des pouvoirs, si cher à Montesquieu, est devenu un mythe. Dans la pratique, la Constitution de la Vème République a favorisé l'exécutif au détriment du législatif.

 L'installation du fait majoritaire, l'élection du président de la République par tous les Français, puis, plus récemment, l'instauration du quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, ont achevé d'accentuer, sans contre-pouvoirs, la nature présidentielle de notre régime. Et lorsque ce régime présidentiel consiste à disposer d'un exécutif à deux têtes dont
l'une est élue par le peuple et dont l'autre est responsable politiquement devant le Parlement, nous sommes face à une anomalie conceptuelle à laquelle il convient de remédier.

Le projet de loi constitutionnelle qui nous est proposé est-il en mesure de répondre à l'urgence institutionnelle de notre pays ? Je crains hélas que toutes les conditions ne soient pas réunies pour permettre à notre démocratie de s'épanouir davantage.

 Votre réforme, Monsieur le Premier Ministre, me semble trop timide et les radicaux de gauche, qui se sont investis sur cette question depuis près de 20 ans, souhaiteraient plus de courage et de détermination. Si le texte propose des avancées notables -et que nous apprécions- il ne va pas au bout d'une certaine logique qui consisterait à restaurer véritablement le pouvoir parlementaire en supprimant les verrous judicieusement posés par les constituants de 1958 et qui ont conduit, in fine, au musellement des assemblées.

En effet, il aurait été souhaitable d'aller plus loin et -disons-le- d'aller vers la VIème République, plus à même de répondre au défi de l'équilibre général de nos institutions. Dans cet esprit, Les radicaux de gauche avaient d'ailleurs déposé en 2000 au Sénat et à l'Assemblée nationale une proposition de loi destinée à offrir aux Français une Constitution rénovée qui prenne en compte leurs aspirations, rationalise certaines de nos procédures parlementaires et juridiques afin de leur rendre le pouvoir dont ils peuvent parfois s'estimer légitimement privés.

Notre vision, que j'ai eu l'occasion de défendre devant le Comité Balladur, est audacieuse, mes chers collègues. En effet, nous proposons un régime présidentiel fondé sur une séparation stricte des pouvoirs.

Dans cette perspective, nous avons déposé une série d'amendements qui permettent d'en finir avec cette dyarchie au sommet de l'Etat qui est
-reconnaissons-le- une exception dans les démocraties occidentales.

 Naturellement, il va de soi que l'instauration du régime présidentiel repose sur un renforcement puissant et sans faux-semblants des pouvoirs du Parlement. Nous proposons donc de mettre un terme au droit de dissolution et à la motion de censure. Nous voulons également la maîtrise par le Parlement de son ordre du jour et de son fonctionnement, ce qui implique naturellement la suppression totale de l'article 49.3 et du recours à la procédure d'urgence pour le vote des  lois.

La revalorisation des droits du Parlement passe aussi par la possibilité pour celui-ci de donner son accord sur certaines nominations du
Président de la République, et non pas seulement son avis. Nous proposerons donc une modification rédactionnelle à l'article 4.

Voici quelques uns, parmi d'autres, des dispositifs qui nous sembleraient opportuns.

Restauré dans ses droits, le Parlement doit aussi garantir l'expression du pluralisme. C'est un volet de la réforme auquel nous tenons
et je dois dire que le projet de loi est insuffisamment volontaire sur ce thème. C'est pourquoi, nous proposerons, nous radicaux de gauche, une autre rédaction de l'article 24 sur les droits des groupes, car le critère de distinction de la majorité et de l'opposition retenu ne recouvre pas l'exacte réalité de la vie parlementaire et encore moins sa diversité.

En outre, nous souhaitons l'introduction d'une dose de proportionnelle pour l'élection des députés. En effet, on ne peut pas à la fois proclamer vouloir renforcer les droits des citoyens et les priver du premier d'entre eux, celui d'être représentés au Parlement dans la diversité de leurs opinions.

Le texte est insuffisant sur ce thème et les amendements de la commission des Lois, Monsieur le rapporteur, destinés à bloquer une éventuelle
alternance au Sénat en constitutionnalisant le mode de scrutin, sont une provocation ; à tel point d'ailleurs que vous avez préféré les retirer, mais il n'empêche que le problème du mode d'élection des Sénateurs et de l'alternance dans la haute assemblée reste posée et ne reçoit ni réponse, ni proposition de votre part.

Les radicaux de gauche seront intransigeants sur ce point. Tout comme nous le serons aussi s'agissant de l'article 33 affublé, en première lecture, d'un critère démographique qui vise clairement la Turquie. Nous mettrons tout en oeuvre pour revenir sur ces petits calculs indignes de la Loi fondamentale.

Car, mes chers collègues, la Constitution c'est aussi un ensemble de principes fondamentaux qui doit rester à l'abri de toute transaction
circonstancielle ou partisane.

Je pense en particulier à la laïcité de plus en plus fragilisée dans son essence. Alors qu'elle devrait être un principe intangible, sa définition
varie au gré des débats et des souhaits de chacun. Pour les radicaux, il n'y a pas de laïcité positive, pas plus qu'il n'y a de laïcité négative ou même plurielle. Notre République ne saurait se définir en fonction d'une laïcité à géométrie variable. C'est pourquoi, nous souhaitons que soit rappelé avant l'article 1er les sources de ce principe : elle est définie dans la loi du 9 Mes collègues députés radicaux se sont abstenus sur ce texte, et leur président Gérard Charasse a parlé d'une abstention positive, c'est dire que malgré les critiques, nous trouvions des avancées et même beaucoup d'espoir.
La vérité nous oblige à vous dire, Monsieur le Premier Ministre que les amendements de la Commission des Lois du Sénat, dont l'initiative concernant la Turquie scandaleusement visée par la règle des 5%, ont beaucoup choqué.

Malgré cela, nous voulons rester confiants et comme l'ont fait nos collègues  Députés, les Sénateurs radicaux de gauche s'abstiendront. Mais sachez que nous passons d'une abstention d'espoir à une abstention négative de prudence. J'espère, M. le Premier Ministre, que d'ici le Congrès, voussaurez faire évoluer de manière satisfaisante ce texte -et j'en ai dit certaines conditions- et que nous pourrons enfin doter la France d'une Constitution moderne et plus démocratique

14.06.2008

De Spinoza et du non de l'Irlande

NO.jpg Et de trois! Après les Pays-bas et la France, c'est au tour de l'Irlande de voter massivement Non au traité de Lisbonne. A cause du week-end, ou peut-être parce que la France a du mal à se remettre de la volée que les hollandais lui ont mise au foot (j'avoue, en matière de foot, pratiquer le défaitisme révolutionnaire: plus vite ils perdent, moins longtemps on nous bassine), les commentaires sont encore assez minces.

Comme cette fois-ci on ne pourra pas me dire que c'est de la faute de Fabius ou de Besancenot, il faudra se poser la vraie question: pourquoi cette désaffection, pourquoi deux des pays fondateurs de l'union et l'un de la première vague d'adhésion, et qui doit son développement économique à cette union, refusent-ils ces textes qu'on leur propose ? Certes on pourra encore invoquer les alliances disparates des nonistes, ou tel ou tel aspect de la situation économique et politique irlandaise.

Mais cela risque d'être un peu court. Inutile de se lamenter, inutile aussi de se réjouir, cette Europe ne fait plus rêver, te ne recueille plus l'adhésion des peuples. Alors il faut inventer une autre Europe, un autre projet avec l'enthousiasme des "pères fondateurs", et comme le disait un vieil européen, Spinoza, "ni rire, ni pleurer, mais comprendre".

 Les radicaux ont toute leur place dans ce projet, et ils en débattront en octobre à Blois lors des Rendez-vous de l'histoire. 

 

 

18.05.2008

De retour du congrès du PRG

656054241.jpg

Je suis de retour du congrès du PRG... Ambiance excellente, débats passionants !

De quoi se ressourcer pour affronter la suite.

 

Voilà ce qu'en disait l'AFP hier soir:

PARIS (AFP) — Les élections européennes de 2009 étaient samedi au coeur du Congrès du Parti Radical de gauche (PRG) à Paris où des passes d'armes ont opposé les partisans d'une alliance avec les centristes de Bayrou ou de Borloo, aux fidèles du camp de la gauche.

Le Congrès, qui réunit quelque 400 délégués, est sans gros suspense: Jean-Michel Baylet, président du parti depuis 1996, doit être réélu dimanche sans problème, étant seul candidat en lice.

Les intervenants ont tous regretté l'échec de la gauche à la présidentielle de 2007 alors que les radicaux de gauche avaient défendu dès le premier tour Ségolène Royal.

Pour la prochaine échéance, les européennes, Jean-Michel Baylet voit dans son parti "une forte volonté d'être présent" à ce scrutin car "nous sommes un parti engagé et militant de l'Europe". "De quelle manière, avec quelle alliance c'est une question que nous allons poser", dit-il.

M. Baylet -qui a initié depuis un an un dialogue avec le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo- estime "possible" une alliance avec des centristes. "J'attends de voir comment vont se passer les discussions avec les uns et les autres".

Hervé Mesnager, conseiller municipal de Blois, met déjà des noms sur les listes d'alliance, "les trois B: Baylet-Bayrou-Borloo".

Le secrétaire national, Pascal-Eric Lalmy, plaide aussi pour de nouvelles alliances: "Sur l'Europe, les radicaux de gauche n'ont aucune affinité avec le PCF" et "les socialistes n'ont aucun projet européen". Il faut "bâtir dès la rentrée des listes pro-européennes et laïques", dit-il.

Mais de fortes oppositions se font entendre, notamment de la puissante Fédération de Paris, dirigée par Jean-Bernard Bros, adjoint au maire de Paris, qui réclame "des listes autonomes ou de rassemblement à gauche", "excluant totalement toute compromission ou alliances avec Nicolas Sarkozy ou un parti soutenant son gouvernement", dans une claire allusion au parti de Borloo.

Thierry Braillard, maire-adjoint de Lyon, abonde dans le même sens: "l'avenir du PRG est à gauche, la discussion avec les Valoisiens était troublante et troublée" et "il faut clôturer un débat polluant qui n'aurait jamais du naître". "Bayrou est dans l'impasse centriste" et le Parti radical "vote tous les textes" de Nicolas Sarkozy, souligne-t-il.

Yacine, militant de Seine-Saint-Denis, résume: "la porte des radicaux est ouverte, mais à condition de quitter la tutelle de la droite".

Odile Leperre-Verrier, ancienne députée européenne, renchérit: "ce rêve des trois B a peu de chance de prospérer et nous mènerait droit dans le mur".

Une autre variante est proposée par Bernard Castagnede, un dirigeant du parti, "une alliance des radicaux de gauche avec des courants écologistes". Il verrait bien aux européennes des listes "Borloo, Tapie, Christiane Taubira, Dominique Voynet".

Mais l'offre de service pour 2009 de Bernard Tapie -exclu du PRG suite à son soutien à Nicolas Sarkozy- est balayée par M. Baylet: "Bernard Tapie n'est plus membre du PRG, ses déclarations n'engagent que lui".

De son côté, Christiane Taubira, une figure phare du PRG, ne se prononce pas et se dit "archi-nulle" en stratégie électorale. Mais souligne-t-elle à l'AFP, "les radicaux de gauche portent une audace sur la construction de l'Europe qui est singulière" et "avec l'ancienne UDF, c'est le seul parti à gauche qui est cohérent sur ses engagements européens".

 

 

 

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25.03.2008

De Mendès-France et des jeux de Pékin

2078541816.jpgJ'ai déjà exprimé, sur ce blog, ce que je pensais de "l'idéologie sportive". La question tibétaine remet ce débat à l'ordre du jour. Pendant qu'à Pékin se préparent le jeux du stade, au Tibet on réprime et on tue. N'en déplaise aux thuriféraires de la dictature chinoise, ce pays est devenu la plus grande prison du monde, et il a déjà une médaille d'or assurée, celle des exécutions capitales.

La France ne peut pas accepter, pour préserver lâchement tel ou tel marché, ou sous prétexte que quelques athlètes seraient frustrés, de voir son drapeau flotter lors de la cérémonie d'inauguration des JO.

Pierre Mendès-France fut seul, très seul à demander le boycott des jeux de Berlin en 36. Amis radicaux, soyons dignes de lui, soyons les premiers à exiger le boycott de la cérémonie d'ouverture des jeux de Pékin.

 (Dans un registre plus léger, je viens de commencer un nouvel "album" de photos consacré à notre conseil municipal...)  

 

 

20.03.2008

Dimanche dernier à Blois

116124431.jpgD’abord un retour sur cette belle soirée de dimanche.

Dépouillement au bureau de vote Roland Dorgelès, dont on sait qu’il faut déduire 3 ou 4 points pour connaître le résultat local. Et là c’est la surprise, de l’ordre de 64% !

Quelques minutes après, confirmation salle Jean Cros, la liste PS PRG PC Verts MRC conduite par Marc Gricourt obtient 60,70 %, le maire sortant n’a même pas 40 %.

Le désaveu est d’autant plus clair que dans la région Centre, la défaite de la droite n’est pas si évidente qu’ailleurs. C’est donc aussi, voire surtout sur le bilan local que les électeurs ont choisi de nous envoyer à la mairie en lieu et place de l’équipe plus que discréditée de N. Perruchot.

Notre campagne a été  simple, déterminée et digne, nous n’avons pas réagi à cette dernière provocation de nos adversaires (un tract infâme et anonyme sous forme d’un fac-similé d’une déclaration d’impôts « socialo-communiste »). Gardant notre ligne, nous avons manifestement su attirer tant les électeurs de la liste LCR que ceux qui avaient voté Modem. (Rappelons que le Modem qui avait fait près de 16 % des voix s’est retiré sans consigne de vote).

Après la fête, qui fût superbe mais aussi digne et sobre, vient l’heure du travail et de l’installation du conseil, qui se réunira dimanche après-midi. C’est après ce conseil que je pourrai vous dire « officiellement » mon rôle dans cette nouvelle municipalité.

Le PRG est donc représenté dans les conseils des trois villes importantes du département, et a des liens amicaux avec de nombreux élus de villes moyennes.

Notre stratégie d’indépendance à gauche a permis d’obtenir ce résultat, il nous faut maintenant nous consolider,  construire une fédération départementale dynamique et attractive. Fidèles à nos alliances, nous aurons apporter notre « petite touche » à ces assemblées et au travail qu’elles mèneront. Le radicalisme est de retour dans le Loir-et-Cher !  

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01.03.2008

Municipales à Blois

852851031.jpg

Dans Libé d'aujourd'hui, un bon article sur la liste PS PRG PCF MRC Verts de Blois.

Pour l'instant les choses vont plutôt bien !


http://www.libeorleans.fr/libe/2008/03/a-blois-le-ps-e.html

21:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prg

02.02.2008

le PRG et les cantonales dans le Loir-et-Cher

b9b75c54a7d0306acc331ab8df55732f.jpgIl y a plusieurs semaines, lors d'une rencontre avec la fédération socialiste de Loir-et-Cher, le PRG a proposé qu'un radical représente la gauche unie  sur un canton de Blois, comme candidat ou suppléant. Cette demande  nous paraissait d'autant moins extravagante que, déjà évoquée auprès de nombreux socialistes locaux, elle avait semblé recueillir leur adhésion.

Désagréable surprise, notre proposition ne fut pas retenue, le PS privilégiant manifestement un accord avec les verts. (le fait que le PRG ait soutenu la candidature de S. Royal - et que Christiane Taubira se soit déplacée pour tenir un meeting départemental à cette occasion -  a vite été oublié, à moins que ce ne soit une circonstance aggravante).

Il n'y eut donc pas d'accord PS / PRG.

Aujourd'hui la position du PRG 41 est la suivante. Nous soutenons la candidature, dans le canton de Selles sur Cher, de JP Pinon, proche de nos valeurs. Dans les autres cantons, nous étudierons cas par cas, mais notre soutien aux candidats PS ne sera pas automatique, loin de là, surtout dans les cantons où se présentent plusieurs candidats républicains de gauche.

Il semble que certains amis socialistes s'en émeuvent... il fallait y penser plus tôt !

 

 

14.12.2007

Blois et Loir et Cher: Le PRG et les prochaines élections

a7d9a010618053246df761c1e381c328.jpgA Blois, mais aussi dans d'autres villes du département comme Romorantin, les radicaux ont rencontré les candidats socialistes aux municipales. Après quelques discussions, parfois animées, nous avons pu trouver des accords...

En revanche, aucun accord satisfaisant n'a pu être trouvé pour les cantonales, la fédération départementale du PS oubliant bien rapidement les partis qui ont soutenu Ségolène Royal (rappelons que la personnalité nationale venue tenir meeting dans le département était Christiane Taubira !). A ce jour, le PRG n'a donc pas arrêté sa position, et comme on dit dans la langue de bois, "nous n'excluons rien !". 

Le communiqué suivant, concernant Blois, a été adressé à la presse:

Les 9 et 16 mars prochains, les blésois seront amenés à élire une nouvelle équipe municipale.

Notre ville a besoin d’un grand changement, que seule pourra lui apporter la victoire de la liste de gauche conduite par Marc Gricourt.

8367f77a8e0bdd34ed6280af944e80f3.jpgEn réunissant autour d’eux l’ensemble des forces de gauche, ainsi que des citoyens engagés pour la démocratie,  Marc Gricourt et Christophe Degruelle remplissent les conditions qui permettront ce changement vers une ville solidaire, dynamique et moderne, où les habitants auront plaisir à vivre et qui rayonnera de nouveau dans le région et dans tout le pays.

Le parti radical de gauche a soutenu sans réserve la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle et a conclu avec le Parti socialiste un accord lors des élections législatives, dans le cadre duquel il a soutenu Geneviève Baraban.

 De la même manière, il défendra ardemment cette liste de gauche et en sera partie prenante.

 Fidèle à sa politique d’indépendance à gauche, il entend y apporter les valeurs qui sont les siennes, celles d’une gauche humaniste, libérale, laïque et profondément soucieuse des libertés individuelles.

S’il se refuse à tout accord avec des formations extrémistes, la Parti radical de gauche n’en attire pas moins l’attention des électeurs soucieux de soutenir des courants de gauche modérée ou de centre-gauche sur le piège tendu par ceux qui prétendraient incarner ces valeurs alors que rien dans leur action passée ne permet de le faire, et qui demain s’allieront à la droite.

Il appelle donc l’ensemble des blésois à se regrouper autour de la liste conduite par Marc Gricourt, et de son projet municipal.

(Voir la publication de ce communiqué dans La Nouvelle République du 15 décembre: NR 15 DEC 2007.pdf )

 

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