02.10.2011
Mais qui lit encore ce blog ?
Mardi, réunion à mon travail.
J'explique à un collègue syndicaliste certains aspects de mon activité politique, et il me répond... je sais, je lis ton blog de temps en temps.
J'avoue avoir été très surpris, car j'en avais quasiment oublié l'existence. (les identifiants me sont revenus machinalement, comme souvent les mots de passe). Et je vois que mon dernier billet parle des rendez-vous de l'histoire d'il y a un an.... alors que je suis dans la préparation de l'édition 2011
Alors qui lit encore ce blog ? Si vous êtes de ces lecteurs, laissez-moi un mot cela m'aidera peut-être....
Dites moi si la forme "blog" n'est pas un peu désuète.... mais je me vois mal tenir un facebook, ce n'est pas trop mon truc....
Si je reprends, on ne sait jamais, je me garderai de vous raconter tout ce que j'ai fait en un an (je peux quand même vous dire que j'ai de nouvelles responsabilités à la mairie de Blois, que je suis délégué du personnel à la SNCF, que j'ai maigri...).
Pour revenir à la case départ, le débat du PRG lors des rendez-vous de l'histoire de cette année aura pout thème "Laïcité et révolutions arabes", je vous joindrai l'annonce en pdf. (pour l'instant je n'arrive pas à activer le petit trombone...)
A bientôt peut-être
16:19 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.09.2010
Rendez-vous de l'histoire de Blois:La République et la laïcité face aux nouveaux intégrismes
Ce sera le thème du débat organisé par le Parti radical de gauche, le 15 octobre à 14 h., Maison de la Magie à Blois, dans le cadre des rendez-vous de l'histoire.
"La République et la laïcité face aux nouveaux intégrismes, ou l’état de droit dans tous ses états."
Confrontés à la montée de nouveaux intégrismes, parfois divisés ou incertains face aux menaces qui pèsent sur les fondements de la république, interpelés par les partisans du différentialisme culturel, les citoyens, élus et militants se doivent de réfléchir à la nature du pacte républicain et à son actualité.
Avec
- Jean Baubérot, historien;
- Caroline Fourest, journaliste et essayiste;
- Jean-Marc Schiapppa, La Libre Pensée:
- Jean-François Hory, Parti radical de gauche;
- Débat animé par Joëlle Dusseau.
Voici l'invitation, à reproduire et diffuser sans modération
CPE_Parti_radical_de_gauche.pdf
08:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2010
Discours de JM Baylet au Sénat sur l'interdiction de la burqa
Monsieur le Président, Madame la Ministre, mes chers collègues,
Les Radicaux sont fiers d'avoir contribué à forger l'histoire de la République, dont nous sommes tous aujourd'hui les fils et les filles. Toujours à l'avant-garde du Progrès, nous défendons les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité qui fondent l'égale dignité des hommes et des femmes, au travers d'un humanisme auquel nous nous référons en toutes circonstances. Nous sommes fiers de porter le combat pour la laïcité, en tant que celle-ci permet précisément à des individus d'origines et de cultures différentes de vivre ensemble dans notre société, d'exprimer librement leur religion dans les limites justes et légitimes que la loi fixera, comme le dispose d'ailleurs l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Or ce sont justement ces valeurs cardinales de la République qui sont aujourd'hui remises en cause par une infime minorité qui, sous le prétexte d'user de sa liberté religieuse et de son droit à la différence, entend imposer son sectarisme en foulant au pied les principes fondamentaux de notre démocratie.
Céder aujourd'hui, ce serait envoyer un signal de faiblesse à destination de ceux-là même qui nient le droit à la dignité des femmes. En d'autres termes, ce serait renier les valeurs que porte notre République. En effet, si elle respecte toutes les religions, aucune religion, ne saurait prétendre la gouverner et lui imposer des comportements qui seraient contraires aux valeurs fondamentales que je viens de rappeler et qui nous unissent tous.
Soyons clairs : s'il ne nous appartient pas en tant que représentants de la Nation de nous mêler de préceptes religieux, il est évident, comme l'a confirmé le rapport de la Mission d'information de nos collègues députés, que le voile intégral est une pratique directement inspirée de l'idéologie talibane et du salafisme, autant de dérives extrémistes de l'Islam qui ne sont pas absolument pas représentatives de cette religion et de la façon apaisée dont la pratiquent des millions de nos compatriotes.
À l'évidence, le voile intégral, quand bien même son port serait librement consenti, nous heurte d'abord en tant que symbole d'aliénation de la femme. Là où la République affiche une volonté intangible de vivre ensemble par-delà les individualités, le voile intégral est une condamnation à l'enfermement.
L'acceptation du port du voile intégral reviendrait au final à renier des siècles de combat républicain pour l'émancipation de la femme, quand bien même il reste du chemin à parcourir. Or c'est toujours par la loi que les femmes ont conquis de nouveaux droits contre une société qui leur refusait l'égalité : il en fut ainsi de l'instruction, du droit de vote, de l'égalité entre le mari et la femme, de la libre disposition du corps, de l'égalité professionnelle ou encore de l'égalité face aux mandats électifs.
Mais le port du voile intégral est également un défi majeur adressé à la République et à sa conception indifférenciée des individus. La montée des revendications communautaristes nous inquiète dans la mesure où certains placent les dogmes religieux au-dessus de l'universalisme des valeurs de la République et des lois du Parlement. Or il ne peut exister plusieurs citoyennetés et une multitude de droits. Il y a certes beaucoup à dire sur les échecs de notre modèle d'intégration. Et ces revendications sont aussi le symptôme des inégalités qui continuent à se creuser dans certains quartiers, du racisme, exprimé ou latent, qui handicape toujours la vie de certains de nos concitoyens. Pour autant, les Radicaux de gauche ne considèrent pas que le repli sur soi puisse être la réponse.
Bien au contraire, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen proclame avec force que les citoyens ont des droits mais aussi des obligations qui obéissent au principe d'égalité, indépendamment de leurs appartenances particulières ou de leurs convictions. Accepter que certains s'affranchissent ostensiblement de la Nation au seul motif qu'ils appartiennent à des communautés qui auraient des revendications et des droits spécifiques, ce serait remettre en cause l'édifice patiemment et difficilement construit depuis 1789, ce serait accepter que l'humanisme n'est pas universel.
Le port du voile intégral soulève enfin un problème d'ordre public. Et c'est sur ce dernier point qu'il nous paraît a fortiori possible de fonder une loi. Même si nous restons réservés sur la rédaction de l'article 4 du texte qui ne prévoit la commission du délit de dissimulation forcée du visage qu'à raison du sexe de la victime. Or cette restriction est inutile : selon nous, tous les individus, quel que soit leur sexe, doivent circuler à visage découvert sur le territoire de la République.
Certes, dans son avis du 30 mars dernier, le Conseil d'Etat a pourtant estimé que l'atteinte à l'ordre public ne pouvait suffire à juridiquement fonder une interdiction générale du port du voile intégral, en raison selon lui de trop forts risques d'inconventionnalité et d'inconstitutionnalité. Qu'il me soit permis ici de remercier cette auguste assemblée pour son analyse, mais qu'il me soit aussi permis de rappeler qu'il appartient toujours au Parlement, représentant de la souveraineté nationale, d'exprimer la volonté générale.
En l'occurrence, la loi doit être là pour poser ou rappeler les principes permettant de rendre possible la vie en société, dans l'égalité et la dignité. Qui plus est, seul le Parlement, élu par la Nation, dispose de la légitimité nécessaire pour réglementer l'exercice d'une liberté publique.
Or la burqa et le niqab sont bien plus que des vêtements religieux : ils constituent un défi à notre entendement et encore plus à la Raison. Ils véhiculent tout ce que les Radicaux et tous les républicains ont combattu depuis des décennies : l'obscurantisme, la réaction, l'intolérance, le dogme, le relatif. Les Radicaux de gauche n'accepteront jamais que les partisans d'une religion entendent faire de leur dogme la loi commune ou même leur loi particulière. La laïcité a justement été mise au frontispice de notre République pour combattre toutes les formes d'oppression que véhiculent ces conceptions rétrogrades de la personne humaine. Comme le disait Kant, « l'Homme est sorti de son enfance le jour où l'Etat n'a plus été construit sur le religieux ». Et bien mes chers collègues, c'est cette émancipation que nous revendiquons haut et fort ! Ces revendications sont bien une offensive lancée contre la République et la citoyenneté. Se montrer faible aujourd'hui serait la pire des réponses.
Madame la Ministre, vous l'aurez compris, c'est dans cet état d'esprit combatif mais aussi empreint de toute la gravité et la responsabilité qu'exigent la situation que les Radicaux de gauche et leurs collègues du Groupe RDSE, toujours à l'avant-garde lorsqu'il s'agit de défendre la République et ses valeurs, approuveront ce texte.
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11.09.2010
A propos des Quick halal: Un article de Caroline Fourest dans Le Monde
Caroline Fourest, qui sera notre invitée au rendez-vous de l'histoire de Blois le 15 octobre, a écrit cet article dans Le Monde.

Le respect de la diversité est-il appelé à tuer le pluralisme ? On aurait tort de réduire le débat sur les Quick halal à une nouvelle polémique liée à l'islam. Il se joue là quelque chose d'infiniment plus passionnant, qui concerne d'ailleurs aussi bien le halal que le casher : l'éternel réglage entre respect du particulier et de l'universel.
Personne ne conteste à une chaîne de restauration rapide la possibilité de vendre des hamburgers halal ou casher. Le débat porte sur l'exclusivité. Est-il souhaitable que certains restaurants Quick - dont la Caisse des dépôts et consignations (CDC) est actionnaire - servent uniquement de la viande halal (à l'exception d'un hamburger alibi, à réchauffer au micro-ondes) ?
Certes, les clients pratiquants sont satisfaits : "Le halal, c'est bon pour tout le monde !" Manger halal ferait du bien aux musulmans et ne ferait pas de mal aux non-musulmans... Outre qu'il donne envie de se jeter sur une rondelle de saucisson, cet argument révèle un mépris inouï pour le goût et le choix des autres. Au nom du droit à la différence, va-t-on imposer à tous les interdits alimentaires de quelques-uns ? Au risque de ghettoïser un peu plus certains quartiers. A l'inverse, faut-il habiter dans un quartier ghetto pour manger selon ses interdits ?
Un choix marketing véritablement respectueux de la diversité, universaliste et non communautariste proposerait des hamburgers halal ou casher dans toutes les enseignes Quick, en plus du menu habituel. Mais ce choix suppose quelques investissements.
Les religions n'ont pas imposé leurs interdits alimentaires par hasard. En dehors de l'aspect hygiénique de certaines consignes (il n'existait pas de congélateur), il s'agit surtout de distinguer ceux qui mangent de façon pure de ceux qui mangent de façon impure. S'il voulait respecter à la fois le pluralisme et le culte de la pureté, Quick devrait donc réorganiser ses fourneaux pour cuire les aliments des uns et des autres séparément. Cela coûterait de l'argent. Tandis que ne proposer que du halal permet d'attirer de nouveaux clients tout en faisant de sacrées économies sur la viande.
Dans la grande distribution, le steak halal est à 4 euros le kilo ! Il est en moyenne à 11 euros lorsqu'il est casher et à 7 euros lorsqu'il s'agit d'un steak classique. C'est dire si le tampon "halal" n'a rien d'un label bio et permet d'écouler de la viande bon marché.
Par ailleurs, dans un monde où l'engagement passe aussi par le pouvoir d'achat, consommer halal ou casher n'a rien d'anodin. Ni en termes de soutien à des organisations religieuses prélevant l'impôt sur le sacrifice ni en termes de soutien à la souffrance animale.
Pour être halal ou casher, l'animal sacrifié doit être tué vivant, quitte à se vider de son sang pendant parfois plus de 14 minutes. Cette souffrance, qui n'est rendue obligatoire par aucun texte religieux, peut être évitée. Sensibilisée par la Fondation Brigitte Bardot, la Mosquée de Paris a autorisé l'étourdissement préalable des animaux à condition que cette "anesthésie" (électrique généralement) ne touche pas aux fonctions vitales et soit réversible. Ce qui permet de sacrifier l'animal vivant, mais sans le faire souffrir.
En Autriche, un label halal autorise également l'abattage mécanique. Ce qui pour le coup s'éloigne vraiment de l'esprit de sacrifice individualisé et peut faire penser à une concession à l'industrie agroalimentaire. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et le gouvernement français se sont battus pour empêcher la reconnaissance du label au niveau européen.
Alors qu'une réglementation européenne impose l'étourdissement avant l'abattage depuis 1974, l'abattage rituel continue à bénéficier d'une dérogation. Dans la mesure où il est possible d'étourdir sans tuer, rien ne justifie cette exception. Il est temps de la lever. Et de militer pour un label européen - casher et halal - garantissant une viande de qualité, avec sacrifice à la main, mais sans souffrance animale.
Caroline Fourest (Sans détour)
14:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.09.2010
Un nouveau site pour le Parti radical de gauche
Bonjour....
Comme vous l'avez constaté, j'ai été longtemps sans mettre à jour ce blog... cela n'a rien d'original, ni de passionnant j'en conviens.
Je vais donc essayer de remédier à cela, et pour commencer je vous informe d'un événement important sur le web: le ste du PRG a été (enfin!) actualisé.
Le lien:
http://www.planeteradicale.org/asp/index.asp
Encore bravo à ses concepteurs, et à très bientôt pour parler des rendez-vous de l'histoire, de la "rentrée littéraire" 2010 (un beau millésime...), de musique contemporaine, et de beaucoup d'autres choses.
21:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




